Film Français
De : Christophe-Emmanuel DEL DEBBIO
Documentaire
Durée : 0h32
Couleur Sortie : 2006
Consultation : 729
Avec :
Christophe-Emmanuel DEL DEBBIO
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SYNOPSIS DE BANLIEUES : SOUS LE FEU DES MéDIAS
Fin octobre 2005, la mort dramatique de Bouna Traoré et Zyed Benna à Clichy-sous-bois est le point de départ d'un embrasement des banlieues françaises.
Pendant trois semaines, la télévision a consacré des heures d'antenne à ces événements, les banlieues et leurs habitants se retrouvant sous le feu des médias. Choix des mots, choix des images, choix des journalistes envoyés sur le terrain, choix des invités censés représenter les jeunes, discours dominant abondamment relayé, amalgames, stigmatisation des quartiers et des jeunes, absence d'autocritique des journalistes.
Avec quel impact sur la vision de la société pour le citoyen téléspectateur ?
Ce film de décryptage confronte des images issues de journaux télévisés et d'émissions, toutes chaînes confondues. Avec un principe : pas de commentaires de spécialistes des médias, uniquement des extraits, avec des images arrêtées et commentées.
ANECDOTES DE BANLIEUES : SOUS LE FEU DES MéDIAS
Les événements dramatiques des émeutes en banlieues
Pendant un mois à partir de novembre, les banlieues françaises vont s'embraser. Au départ, un triste fait divers : la mort de deux adolescents, Bouna Traoré (15 ans) et Zyad Benna (17 ans), et l'hospitalisation dans un état grave d'un troisième, Muhittin Altun (17 ans). Le 27 octobre, ces 3 adolescents, rentrant chez eux, ont été pris en chasse par la police (ce que les forces de l'ordre démentent) et se sont réfugiés dans un transformateur EDF, deux n'en ressortiront pas... Le soir même, la cité de Clichy-sous-bois, dont sont originaires les jeunes, s'embrase, les voitures flambent. L'épisode de la grenade lacrymogène lancée dans une mosquée en pleine période de Ramadan envenime la situation. Le phénomène fait tache d'huile, la plupart des cités françaises suivent le mouvement, la colère en réponse à la mort des deux jeunes se mue en révolte contre l'Etat, en expression du ras-le-bol des jeunes de cité. Le 8 novembre, l'état d'urgence est déclenché, il sera prolongé pour 3 mois. Le 21 novembre, le bilan est de 9071 véhicules calcinés, 2921 interpellations pour environ 600 incarcérations. Le coût total des dégats est estimé par les assureurs à 200 millions d'euros.
Christophe-Emmanuel Del Debbio, entre carrière de script...
Le réalisateur-scénariste C.-Emmanuel Del Debbio compte à son actif une collaboration à l'écriture de Propagande de guerre, propagande de paix (2003) réalisé par Béatrice Pignède sur la façon dont nos médias ont relaté les conflits en Irak entre 1991 et 2003, des intellectuels américains et européens, par le jeu de leurs regards croisés, nous permettent de comprendre les enjeux médiatiques -et idéologiques- des deux côtés de l'Atlantique. Egalement de 1997 à 2002, il a collaboré à l'émission Arrêt sur images sur France 5.
... et celle de réalisateur
En 2004, C.-Emmanuel Del Debbio dirige son premier court métrage de 16 minutes, Prise d'otages par/sur TF1. Ce film relate des faits réels qui se sont déroulés le 3 septembre 2004 dans le journal de 13h de TF1 : couverture en direct de la libération des otages de Beslan sans aucune perte en vies humaines (en fait, le bilan sera de 350 morts), annonce bien informée de la libération des otages Chesnot et Malbrunot (ils ne seront libérés que 3 mois et demi plus tard). L'année suivante, il tire le Signal d'alarme avec Olivier Azam (court métrage de 19 minutes). Ensemble, ils reviennent sur "l'affaire du RER D". Cette affaire remonte au 9 juillet 2004, jour où Marie-Léonie Leblanc avait déclaré avoir été victime d'une agression antisémite causée par 6 étrangers dans cette ligne du RER. Les médias s'étaient emparés de cette affaire, jusqu'à ce que l'enquête établisse le mensonge de la jeune femme. Toujours en 2004, il collabore de nouveau avec Olivier Azam, et deux nouveaux collaborateurs, Christophe Boucher et Michel Fiszbin pour nous éclairer sur le référendum du 29 mai et la propagande pro-oui des médias dans Bas les masques au bal des oui-oui (court de 25 minutes).
Les trois courts réalisés par C.-Emmanuel Del Debbio, Prise d'otage sur/par TF1, Signal d'alarme et Bas les masques au bal des oui-oui, ont été regroupés dans le film collectif produit par Zalea TV, Désentubages cathodiques, sélection de courts métrages présentant un décryptage des arnaques en tous genres du petit écran, sorti le 21 septembre 2005. |
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