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VIPèRE AU POING

 

Film français
De : Philippe DE BROCA

Drame
Durée : 1h40
Couleur
Sortie : 2003
Consultation : 9323

Note moyenne : 10/10

Avec :
Catherine FROT
Jules SITRUK
Jacques VILLERET
Cherie LUNGHI
Hannah TAYLOR-GORDON

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SYNOPSIS DE VIPèRE AU POING


Premier volet d'une trilogie autobiographique, Vipère au poing raconte l'enfance de Jean Rezeau. En 1922, après le décès de leur grand-mère paternelle qui en avait la charge, le jeune garçon et son frère Ferdinand retrouvent leurs parents revenus d'Indochine. Mais les relations avec la mère, vite surnommée "Folcoche", association de "folle" et de "cochonne", vont prendre une tournure cauchemardesque. Celle-ci n'hésitera pas à tondre les deux enfants, à mal les nourrir et à leur planter sa fourchette dans leurs mains.

ANECDOTES DE VIPèRE AU POING


D'un Bazin l'autre
Vipère au poing est l'adaptation du premier roman, largement autobiographique, d'Hervé Bazin. C'est le jeune Jules Sitruk qui joue le rôle de l'écrivain, enfant. L'histoire est racontée en flash-back, avec pour fil conducteur la voix de Denis Podalydès, dans le rôle de l'écrivain, adulte. Mais lorsque la silhouette de celui-ci apparaît furtivement à l'écran, le personnage est interprété par... Claude Sitruk, le père de Jules.

Dans la peau de Folcoche
Catherine Frot, qui joue le rôle très fort de Mme Rézeau, dite "Folcoche", revient sur son travail de comédienne : "J'avais envie d'aller vers des choses un peu démoniaques, hors normes, théâtrales même. Je me suis inspirée de photos des années 20-30. Certains visages de femmes comme Sarah Bernhardt, Colette. La préparation physique, l'allure, le maquillage, la coiffure ont été très importants. J'ai pensé aussi à l'expressivité du jeu de l'acteur dans le cinéma muet."

Catherine Frot, après Sapritch
Une première adaptation du roman d'Hervé Bazin paru en 1948 avait été tournée en 1971 par Pierre Cardinal pour la télévision. C'est Alice Sapritch qui tenait le rôle de "Folcoche" et Marcel Cuvelier celui de son époux. Jean-Louis Bory avait collaboré à l'adaptation. Auparavant, un autre ouvrage d'Hervé Bazin avait été porté à l'écran : La Tête contre les murs, roman publié en 1949, a donné lieu à un film de Jean-Pierre Mocky, sorti dix ans plus tard.

La genèse du projet
C'est la scénariste Olga Vincent qui est à l'origine de cette adaptation. Elle se souvient : "J'avais d'abord pensé à l'adapter pour le petit écran. Mais mon compagnon, Jean-Pierre Alessandri, producteur, m'a encouragée à aller plus loin (...) Pour acquérir les droits, j'ai ainsi rencontré Maître Pierre Hebey, écrivain lui-même, et représentant de l'Académie Goncourt, à qui Bazin avait confié le droit moral de son oeuvre (...) Ce qui me séduisait, c'était l'énergie vitale qui s'en dégage, et même son humour." Elle ajoute à propos du choix de Philippe de Broca comme réalistaeur : "Un homme de comédie dans une histoire a priori dramatique, cela ne pouvait être que riche. Enfin, j'adore Le Cavaleur pour son désenchantement. Et puis j'avais vu Le jardin des plantes [téléfilm de 1994] où on suivait une histoire du point de vue d'une petite fille."

Les intentions du cinéaste
Philippe de Broca explique ce qui l'a séduit dans cette adaptation : "J'ai d'abord été supris, puis je me suis dit que ça pouvait donner lieu à un exercice de style intéressant. Je connais bien la rivalité fils-père, pour l'avoir vécue, comme fils d'abord, puis comme père. Mais j'ignorais cet aspect beaucoup plus grave : la rivalité fils-mère, le contraire même de ce qui semble logique et universel, la mère étant la femme qu'on adule a priori. J'y ai découvert un thème passionnant, poussé à son paroxysme par Hervé Bazin, et qui pouvait faire la force du film.

Tournage en Angleterre
Le tournage de Vipère au poing s'est tenu pendant six semaines en Angleterre et deux à Paris. "La Belle Angerie", le château de famille dans lequel se déroule en grande partie l'action du livre (et qui est dans la réalité beaucoup moins fastueux que la description qu'en fit Bazin), est dans le film une maison du Dorset. S'il a fallu procéder à quelques aménagements - changer les fenêtres à baïonnettes caractéristiques de l'Angleterre, par exemple-, le cinéaste estime que ce style britannique a contribué à donner à la demeure son aspect inquiétant.

Frot et Villeret remettent le couvert
Jacques Villeret et Catherine Frot, alias M. et Mme Rézeau dans Vipère au poing, s'étaient déjà donné la réplique dans Le Dîner de cons de Francis Veber. D'autre part, en 1997, la comédienne incarnait Béatrice Betry, la compagne de Georges Mandel, personnalité politique de l'entre-deux-guerres qui avait les traits de Jacques Villeret, dans Le Dernier été, un autre film d'époque, tourné pour la télévision par Claude Goretta.

Portrait de famille
Philippe de Broca revient sur le milieu décrit dans le film : "C'est un contexte que je connais un peu, étant moi-même issu de petite aristocratie, même si mes parents étaient plus artistes que petits-bourgeois. Mon grand-père était un artiste-peintre plutôt bouffeur de curé, et mon père photographe. Les Rezeau sont représentatifs de cette bourgeoisie du XIXe siècle qui rêvait de noblesse, ne pensait qu'à acheter une terre, faire ajouter une particule à leur nom et, si possible, caser leur fille à un noble. Fervents catholiques bien sûr, et chaque génération tenait à avoir un prêtre dans sa descendance. Je n'ai pas de haine pour ce milieu, contrairement à Hervé Bazin. Sa révolte a été très violente, particulièrement envers son grand-oncle, René Bazin, dont il fait un portrait sanglant dans les premières pages du livre."

Retrouvailles
Catherine Frot retrouve Philippe de Broca, réalisateur qui lui avait donné un de ses tout premiers rôles dans Psy en 1981. La comédienne, alors âgée de 23 ans, avait auparavant uniquement joué dans des pièces de théâtre, des téléfilms, et fait une courte apparition dans Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais en 1980.

Allô Macha ?
La mère de "Folcoche" est interprétée par Macha Béranger, avant tout connue comme animatrice de radio. Celle qui recueille chaque nuit sur France Inter les confidences des "sans-sommeil" a fait quelques apparitions au cinéma, entre autres dans Le Glandeur de Jean-Pierre Mocky.

La musique du film
Le compositeur Brian Lock s'est inspiré pour Vipère au poing de la musique qu'avait composée Serguei Prokofiev pour Alexandre Nevski d' Eisenstein.
 


site officiel

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VOTRE CRITIQUE DU FILM "VIPèRE AU POING"


10 /10 - VAIHERE - 19/10/2007 - Comment passe-t-on du roman au film Vipère au poing?

 
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